L'accompagnement

Publié le 13 Juin 2013

L'accompagnement VAE fait l'objet de définitions et de réflexions qui ne sont pas vraiment stabilisées d'un point de vue opérationnel ni théorique.

Pour la théorie je  renvoie volontiers les débutants à la définition de Maela Paul dans l'ABC de la VAE

  En ce qui concerne les aspects opérationnels, l'accompagnement VAE pourrait s'entendre d'au moins deux, voire trois manières.


1 - Pour les institutions ou organismes qui se placent en amont de la décision de faire une VAE, l'accompagnement s'entend comme une étape d'information, de conseil et d'orientation dans le choix du diplôme, de faisabilité de la démarche VAE par rapport au projet professionnel du candidat.

A ce niveau, l'accompagnement est assuré par les Points Relais Conseil mis en place dans les Régions, les conseillers Pole Emploi, des conseillers des certificateurs, des responsables RH, voire d'employeurs après un entretien professionnel.

Ces différents acteurs vont accompagner le candidat dans son appropriation du dispositif par rapport à son projet.

 

2 -  La deuxième définition, qui peut être liée à la première, car réalisée parfois par les mêmes organismes, est l'accompagnement au dossier de validation.

Cette étape est une prestation, non obligatoire et la plupart du temps payante, qui consiste à accompagner le candidat à la VAE dans sa démarche et la rédaction de son dossier. Il ne s'agit aucunement de faire à la place du candidat, mais plutôt de l'aider à prendre conscience de la réalité de son travail.

Cette activité, réalisée par des "accompagnateurs VAE", relève de la formation professionnelle continue. Plusieurs dispositifs peuvent financer cet accompagnement.

C'est aussi une pédagogie particulière qui n'est ni de la formation, ni du coaching, ni du bilan de compétences,... mais qui emprunte à ces pratiques beaucoup de leurs outils.

Un nouveau métier est en construction !

Ces  professionnels ont souvent des profils de formateurs ou de spécialistes de l'analyse du travail (licences , masters)

Dans la pratique, la prestation d'accompagnement dure entre 10 et 20 heures; étalées de 6 mois à un an et peut aussi prendre plusieurs formes, individuelles, collectives, mixtes, à distance.

Avant le démarrage de la prestation d'accompagnement, essayez de savoir si l'accompagnement est individuel, collectif, sur le même diplôme, des diplômes différents, à distance, en totalité ou partiellement ?

L'accompagnateur t-il suivi une formation spécifique pour la VAE ? Est-il expérimenté ? (formations continues internes ou externes)

Que sait-il du secteur économique concerné par votre projet ?

Que sait-il du certificateur du diplôme ? 

Une réponse négative à une de ces questions n'est pas rédhibitoire en terme de qualité mais permet de faire un choix en connaissance de cause.

L'accompagnement n'est pas une procédure figée, c'est une méthode, un processus qui se construit avec le candidat. Les outils utilisés doivent être adaptés à la nature de l'accompagnement, à la personne, et à sa manière de s'approprier la démarche de VAE.

Attention aux propositions un peu trop rigides. On doit pourvoir vous parler de co-construction.

Par exemple, certains candidats comprennent rapidement la notion de "réel d'activité", d'autres s'approprient aisément le contenu du référentiel. Certains ont déjà analysé leur parcours professionnel avec un bilan de compétences, ou réalisé un portfolio, d'autres sont débutants sur tous ces points. L'accompagnateur doit adapter son accompagnement, que ce soit en individuel ou en collectif.

Au final, tous devront produire un dossier, le plus probant et évaluable possible, pour qu'un jury puisse se prononcer.

L'accompagnement est aussi orienté par ce que l'accompagnateur sait du jury du diplôme.  Savoir comment le jury a validé antérieurement peut éclairer sur sa posture par rapport aux candidats VAE. Sans remettre en question la démarche, connaître ces informations peut orienter le candidat dans la forme d'un dossier, en mettant un plus fort l'accent sur tel ou tel aspect du référentiel, mais ce n'est pas indispensable.

Selon le certificateur, l'accompagnement peut contenir une préparation à un entretien de jury ou à une mise en situation. Cette préparation dépend aussi du certificateur mais s'appuie sur des outils classiques de préparation à des entretiens.


3 - la troisième forme d'accompagnement serait celle que l'on appelle la post VAE.

Malgré la recevabilité, malgré un accompagnement de qualité, la validation n'est pas garantie !

Cet accompagnement intervient après la décision du jury et peut prendre la simple forme  d'une entrevue pour savoir comment le candidat s'approprie la validation, et ce qu'il va faire du diplôme validé, ou bien une forme plus complexe de conseil en formation pour obtenir le diplôme validé partiellement.

Dans le cas de la non validation, la post VAE consiste à accompagner le candidat à rester dans une dynamique positive par rapport à son parcours professionnel et  à rechercher, avec lui, les causes de la non validation.

Il peut, par exemple, refaire une demande de VAE pour une certification de niveau inférieur. Souvent, les expériences sont là mais leurs acquis ne correspondent pas au niveau du diplôme, ou n'ont pas été assez explicités dans le dossier.

L'accompagnateur ne fait pas à la place du candidat. Il ne le forme pas non plus au dipôme.

Dans ces cas de figures, il est important de rappeler la différence de postures d'évaluation entre l'employeur et le jury.

L'employeur évalue des résultats, des performances par rapport à des attentes, des besoins, des productions propres à son entreprise.

Le jury évalue des acquis, des apprentissages par rapport à un référentiel de diplôme.

On peut donc être un bon professionnel pour son employeur et ne pas valider car les apprentissages n'ont pas été démontrés dans le dossier, et vice versa.

Publié dans #Les ETAPES de la VAE

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